Edito de la semaine

Création d'emploi. 1-L'Enfance de l'Art

 

Pour survivre l'humanité a toujours exploité la nature, d'abord par la cueillette, la chasse et la pêche. Pour gagner du temps, s'épargner des fatigues, créer des ressources et constituer des stocks, l'homme a inventé l'agriculture et l'élevage.

Pour créer, transformer, conserver, distribuer ou accumuler les ressources, furent progressivement développés le commerce, l'industrie, la spécialisation, la division et l'organisation du travail.

Force est de constater que la création d'emploi est restée quelque peu à la traîne.

La création d'emploi est un savoir-faire en enfance. Comme c'est un savoir, Auguste Comte (1798-1857) aurait dit qu'elle en est encore en l'état religieux ou métaphysique et qu'elle a un long chemin à parcourir pour en venir à l'état positif et devenir une science.

Pour employer un langage dans l'air du temps écologiste, on pourrait dire que la création d'emploi est en son état naturel et en sa génération spontanée, sans finalité d'ensemble, sans plan connu, sans gouvernance. En son âge d'or en quelque sorte.

Certes le pays de Colbert sait prendre l'initiative de grands et beaux projets créateurs d'emplois. Mais on sait les lourdeurs, les délais, les coûts, les erreurs et les abus que peuvent produire l'étatisme et la bureaucratie administrative. Ces interventions ne sont pas généralisables et doivent être circonscrites par une sphère dans laquelle nul autre que les pouvoirs publics n'en a la volonté ni la capacité technique, administrative ou financière.

Depuis de nombreuses décennies nos dirigeants sont habités par une conception de l'emploi « marchand » qui s'apparente à la cueillette, à la chasse et à la pêche de ce que produit spontanément la « nature économique » qui est hors de possibilité de tout faire.

Il reste surtout à apprendre à répartir les rôles entre le différents acteurs de cette hydre aux mille têtes que constituent les faits et les réalités économiques.

Forçons un peu le trait pour en résumer les caractéristiques in-conciliées :.

Les riches et les financiers voient dans la création d'emploi le moyen de constituer, de faire croître et de conserver des capitaux.

Sans le dire, les patrons voient dans le chômage un réceptacle pour licenciés et une réserve de main d’œuvre disponible.

Selon les circonstances, l'entrepreneur indépendant voit la création d'emploi comme un amplificateur d'activité, un réducteur des délais, un stabilisateur d'assiette de son œuvre, une source de difficultés en grappes, un risque financier...

Le prolétaire comme vous et moi voit dans l'emploi non seulement sa source de subsistance, mais aussi quelquefois comme un hobby, un sacerdoce, un pis-aller, une sinécure.

Grands ordonnateurs des processions, les syndicats appellent l'emploi sur l'air des lampions et des candélabres par eux bénits conformément aux écritures de leurs saints doctrinaires. Grands défenseurs du travailleur sacré, ils lui donnent toujours raison quoi qu'il fasse. Ils protestent vaillamment quand ils entendent prononcer le mot paresse.

Les administrations publiques comptent les trains de mesures que les hommes politiques mettent sur les rails de la fiscalité pour financer leurs bonnes œuvres, rémunérer les agents publics, faire fonctionner les grands services publics de ceci ou de cela.

C'est ainsi qu'en notre monde moderne et en notre pays rien ne va tout à fait comme il faudrait pour contenter tout le monde.

L'information surpassant souvent la communication lénitive, la création d'emploi finit par apparaître comme elle est, en son état de nature, aléatoire, buissonnante, ébouriffée, religieuse, métaphysique.

En des temps ruraux aujourd'hui oubliés, on faisait des processions en portant des bannières pour demander au ciel d'envoyer la pluie ou le soleil.

L'homme, qui fut toujours un grand marcheur, défile aujourd'hui en portant des banderoles pour que le ciel politique lui envoie des emplois, les distribue, les conserve. Mais en nos temps urbains, l'urbanité est souvent en défaut. L'homme s'impatiente et menace de casser tout ce qui marche afin que tout ce qui ne marche pas puisse enfin marcher mieux.

 

Un peu perdus dans la diversité des chemins possibles, les jeune gens se laissent prendre dans le tourbillon des engouements. Ils contribuent ainsi à accroître la concurrence à laquelle ils seront confrontés. Ce n'est pas par hasard qu'ils se pressent dans des filières sans grands débouchés comme la sociologie. Mais ils ne savent pas que cette discipline n'a guère besoin de sociologues pour ensemencer les jachères de la société. Il y faut des actes, non des intentions et des discours.

Notons au passage qu'Auguste Comte, père putatif de la sociologie, entra à l'école Polytechnique à seize ans, âge auquel de nombreux jeunes d'aujourd'hui ne savent pas lire, ni écrire, ni compter.

Ce cher Auguste interpelle aussi les intellectuels d'aujourd'hui :

« À partir de Socrate et de Platon, les discoureurs prévalent sur les penseurs. »

 

Pierre Auguste

Le 10 janvier 2018

 

 

Revaloriser l’éthique

ethique.jpegIntérêt individuel contre intérêt collectif,  intérêt d’un groupe contre intérêt général, on voit un accroissement et une extension des cas où les intérêts des moins nombreux l’emportent sur ceux des plus nombreux. Ce phénomène est probablement une des causes de la crise qui touche nos sociétés...

Lire la suite...

 

Eduquer les "fauves"


piegesVous l’avez lu et entendu mille fois : une négociation doit être « gagnant-gagnant » pour être considérée comme une négociation réussie. Mais dans la vente pure, les clients n’arrêtent pas de nous demander de baisser les prix, d’augmenter leur commission et de revoir le budget global.

La réaction de la plupart de vendeurs juniors est de revoir leur copie et de proposer « un geste commercial » au client. Mais qu’est-ce qui se passe inévitablement une fois ce geste fait ? Le client sait maintenant qu’il y a une marge de manœuvre et demande plus. En d’autres termes – les fauves sont lâchés et ils ont goûté au sang...

Lire la suite...

 

Politique d'offres spéciales et de test


5 catégories d'offres spéciales:

offres speciales

 

- Les offres spéciales aux cabinets de recrutement, agences d'intérim et de travail temporaires, agences de communication,

- Les offres spéciales de vacances et de reprises,

- Les offres spéciales fidélité,

- Les offres spéciales ponctuelles,

- L'offre de test

 

 

 

 

Lire la suite...

 

Fiche conseil n8 : ne décevez pas les espérances

Fotolia_35633602_XS.jpgLes organisations sont en permanence dans des phases de transitions. Certaines d’entre elles sont à des croisées de chemin entre un déclin annoncé ou un rebond salvateur. Les évolutions ne peuvent se mener qu’avec les hommes et les femmes qui les composent. Pour obtenir des personnels les actions indispensables à la mise en œuvre du changement, ceux ci doivent percevoir un intérêt direct à leur action…

Lire la suite...

 

La technique dite : du "boomerang" ou quand on vous fait une demande déraisonnable


boomerangSi vous vous rendez compte que la partie adverse semble vous faire une demande qui vous paraît déraisonnable, une tactique simple s’impose. La technique dite : du « boomerang ».

Un bel exemple d’utilisation de cette technique est celle que m’a racontée un collègue. Il gère un petit cabinet de consultant en tant que formateur et a dans ses clients une importante société comptable. Un jour, il leur envoie une lettre d’engagement et reçoit en réponse un courriel comprenant un fichier en attache. Le fichier en question s’avère être 2 pages pour la lettre d’engagement et 30 pages de conditions générales. Autant dire que 28 pages de clauses juridiques prennent un temps infini à étudier pour un si petit cabinet...

Lire la suite...

 

Le point sur les jours fériés et les ponts

routes.jpgLe pont est défini par le Code du travail comme le «  chômage d’un jour ou de deux jours ouvrables compris entre un jour férié et un jour de repos hebdomadaire ou d’un jour précédant les congés annuels » (article L3122-27).

Aucune disposition légale ne prévoit le chômage obligatoire des journées de pont.

L’employeur peut toutefois accorder un repos d’un ou de deux jours entre un jour férié et un jour de repos hebdomadaire ou un jour précédant les congés payés.


S’il est octroyé, ce repos doit être payé.

Lire la suite...

 

Fiche conseil n7 Une demande n’est pas importante si on ne revient pas dessus au moins 3 fois

 tropLe président d’une entreprise que je conseillais, m’a dit un jour, alors que je repartais à la charge sur un questionnement :
« …Ha, ça fait plusieurs fois que tu me parles de ce problème, avançons dessus si tu veux… »

Alors que je l’interrogeais sur cette petite phrase, il m’expliquait qu’il était tellement assailli par des demandes provenant de toutes parts, qu’il avait pris l’habitude de ne pas considérer comme importante, toute demande d’action qui n’était formulée qu’une seule fois par son interlocuteur. Il estimait que le sujet n’était considéré comme important que si ceux-ci revenaient 3 fois sur le sujet. Cette sage habitude lui évitait de partir ventre à terre dans toutes les directions divergentes qui lui étaient pointées par la grande quantité d'intérêts de ses interlocuteurs...

Lire la suite...

 

A la recherche d'informations supplémentaires

informationDans toute vente, négociation ou autre discussion il y a un moment où l’autre partie ne partage pas autant les informations dont nous aurions besoin afin de pouvoir avancer.

Souvent, nous nous trouvons à mitrailler l’autre de questions comme : « De combien de produits auriez vous besoin ? », « Quand est-ce que vous en auriez besoin ? », « Où faut-il les livrer ? » et « Comment faut-il les emballer ? ». Il y a des acheteurs qui vous donnent ces informations au compte-goutte – vous avez l’impression de leur extirper les informations sous la torture...

Lire la suite...

 

Le point sur la période d'essai

essaiLa période d'essai permet à l'employeur d'évaluer les compétences du salarié dans son travail, notamment au regard de son expérience, et au salarié d'apprécier si les fonctions occupées lui conviennent.

Sa durée varie en fonction du type de contrat et de la catégorie professionnelle du salarié.

Elle peut être renouvelée, sous conditions, et rompue dans le respect des règles spécifiques prévues par la loi.

Lire la suite...

 

Fiche conseil n6 Comment dire quelque chose qui ne fait pas plaisir à son chef ?

chef.jpg

Ancien consultant en organisation, j’ai eu à expérimenter la nécessité de dire à des chefs d’entreprises, des choses pas très agréables à entendre.

 

Le consultant est en général là parce que des choses ne vont pas très bien. Il se retrouve inévitablement, à un moment ou à un autre, à devoir dévoiler au chef tous les aspects d'une situation. Comme le chef en est rarement étranger, celui-ci n’est pas toujours prêt à entendre ses propres responsabilités d’où fréquemment tout découle. La situation est souvent d’autant plus complexe que le problème est rarement isolé et nécessite le dévoilement de plusieurs "mauvaises nouvelles". Masquer la réalité est une faute professionnelle. La montrer brutalement peut conduire celui qui tient le thermomètre en dehors du jeu...

 

Lire la suite...

 

Le risque de diluer votre argument fort

maison.jpgVoici un conseil qui s’applique à la négociation ainsi qu’à la vente, et  qui est en plus vrai dans toutes les situations de la vie courante. Nous avons naturellement tendance à vouloir nous justifier et surtout à remplir les vides qui marquent la fin de nos explications.

Je m’explique. Je rentre à la maison d’un voyage d’affaires de trois jours et je n’ai qu’une envie – d’enlever les talons, le petit tailleur et de mettre les pieds sous la table et de me détendre dans le cercle familial pour la soirée. Or, en arrivant à la maison mon époux me propose de sortir au restaurant avec des amis de longue date...

Lire la suite...

 

Le point sur la clause de non concurrence

choix.jpgLa clause de non-concurrence est celle par laquelle le salarié s'interdit, lors de son départ de l'entreprise, d'exercer certaines activités susceptibles de nuire à son ancien employeur.

Elle est insérée dans le contrat de travail ou imposée par la convention collective dès lors que le contrat de travail y fait référence.

 

Pour être valable et opposable au salarié, une clause de non-concurrence doit être limitée dans le temps, dans l'espace et prévoir une contrepartie financière. La clause de non-concurrence a été définie par la jurisprudence :

Lire la suite...

 

Fiche conseil n5 Apprendre à gérer le risque : approche des cindyniques

cindyniqueLa cindynique est une approche globale de la gestion des risques apparue en 1987. Elle passe par  l’analyse des causes communes des petites et grandes catastrophes afin d’en voir les points communs, d’identifier les signes qui préfigurent des accidents, de mesurer les conséquences potentielles, et de les contourner ou de les prévenir. Leur champ d’application touche autant l’individu, que toute organisation, qu’elle soit personnelle, entrepreneuriale ou gouvernementale.

Nous allons résumer ici les 10 causes communes à tous les types de catastrophes.

Lire la suite...

 

Structurer les attentes de l'autre partie

attentesQue ceux qui aiment être surpris…lèvent la main !!!

(Ne rêvez pas, je ne parle pas d’un bouquet de fleurs ou d’une bague de fiançailles – on est dans la rubrique négociation ici ;-)

Rien de pire que d’apprendre un élément nouveau ou d’inattendu dans une négociation, d’être surpris par un fait, une attente ou une information.

Lire la suite...

 

La rupture conventionnelle du contrat de travail

libertéLa rupture conventionnelle est une procédure qui permet à l’employeur et au salarié de convenir en commun des conditions de la rupture du contrat de travail qui les lie. Elle n’est possible que pour les contrats de travail à durée indéterminée (CDI).

Cette rupture résulte d’une convention signée par les parties au contrat, c’est-à-dire l’employeur et le salarié.

Elle est soumise aux dispositions impératives fixées par le Code du travail destinées à garantir la liberté du consentement des parties.

Lire la suite...

 

Fiche conseil n4 : savoir revenir sur une mauvaise décision : la technique de Lion 1er

civilisation disparueAujourd'hui, nous allons nous appuyer sur un propos d'Alain*, tiré du tome 1 des "Propos" parus aux éditions de la Pléiade, pour illustrer la difficulté de changer d'avis.

La peur de la perte de crédibilité auprès de l'environnement et l'égo font souvent aller jusqu'au bout d'une erreur qui peut conduire à une catastrophe.

Un dirigeant d'entreprise, un chercheur d'emploi ou un dirigeant politique sont amenés à prendre des décisions. Celles ci peuvent parfois se révéler, à l'usage, mauvaises. Petites et grandes catastrophes y trouvent le plus souvent leur origine.
Le tout est de ne pas persister...

Lire la suite...

 

Sous quelles conditions seriez-vous prêt à accepter ?

duelLorsque la situation est bloquée, que les choses n’avancent pas dans une négociation, je pose tout simplement cette question : “Je comprends qu’il s’agit d’un point de désaccord. Cependant, ce point est très important pour moi. Sous quelles conditions seriez-vous prêt à accepter ?”

A ce stade là, vous allez prendre connaissance des intérêts REELS de l’autre partie. Dans le cas contraire, vous vous rendrez compte que vous êtes face à un « non-non » (point non négociable).

Lire la suite...

 

Le point sur le contrat de génération

solidairesLe contrat de génération a pour objectifs de faciliter l’insertion des jeunes dans l’emploi par un meilleur accès au contrat à durée indéterminée (CDI), favoriser l’embauche et le maintien dans l’emploi des salariés âgés, et assurer la transmission des savoirs et des compétences.

L’employeur est incité à embaucher des jeunes et à maintenir dans l’emploi ou recruter des seniors.

Lire la suite...

 

Fiche conseil n3 : bien voir, bien comprendre, bien agir

bien voir bien comprendre bien agirL’action ne peut avoir de valeur qu’après vérification, a posteriori, de son adaptation à une problématique. Elle est le fruit d’une analyse (bien voir), d’un diagnostic (bien comprendre) puis de la mise en œuvre d’un plan d’action adapté (bien agir). Ces trois phases sont essentielles, leur non respect, une des causes des petites et des grandes crises. Combien d’entre nous passent sérieusement par ces étapes avant de se lancer dans l’action ?...

Lire la suite...

 

Dire "oui" dans une négociation

dire ouiComment dire "oui" dans une négociation

Ou comment montrer de la flexibilité

Il est très rapide et trop facile d’apporter une réponse négative à l’autre partie. Cependant, cela met immédiatement un frein à votre négociation, alors que vous étiez peut-être en train de gagner du terrain, d’avancer dans le bon sens. Ce “non” vous met au point mort. Tout le monde se tourne vers vous, patate chaude à la main, et attend votre prochaine proposition. Dur à vivre, un grand moment de solitude…

Puis-je vous suggérer de dire “oui” mais sous certaines conditions ? ...

Lire la suite...

 

<< Début < Préc 1 2 3 4 5 6 7 8 9 Suivant > Fin >>

Page 6 de 9

Accessibilité
Increase Font Size Option 5 Reset Font Size Option 5 Decrease Font Size Option 5
Changer le fond
basic_bleu
Visiteurs
437 Visiteurs connectés